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Quel avenir pour notre réserve sanitaire ??

La réserve sanitaire s'interroge sur son évolution à l'aune d'une présence quasi continue à Mayotte

Santé publique France réserve l'intégralité de la dernière édition de son Bulletin épidémiologique hebdomadaire (BEH, à télécharger ci-dessous), publié ce 31 octobre, à l'évaluation et à la prévention des risques sanitaires à Mayotte. À cette occasion, l'agence propose un focus sur les mobilisations de la réserve sanitaire dans cette île de l'océan Indien, posant "la question de l'évolution du cadre juridique et du cadre d'emploi de la réserve sanitaire, afin d'adapter au mieux la réserve et les réservistes aux nouveaux défis auxquels ils sont confrontés". En effet, arguent les auteurs, "un nouvel équilibre est à trouver" entre les missions de réponse à des situations sanitaires exceptionnelles, la raison fondatrice de la réserve il y a dix ans de cela, et celles d'appui à la régulation de l'offre comme c'est en l'occurrence davantage le cas à Mayotte. En 2015 déjà, les autorités sanitaires rappelaient que, si la réserve peut être désormais sollicitée en appui des établissements de santé et des ARS, même en métropole, elle n'est en aucune manière une agence d'intérim et se doit donc de rester réservée aux situations exceptionnelles (lire  article, abonnés).

En effet, entre juin et août 2014, puis avril et juillet 2016 et enfin mai et juillet derniers, ce sont pas moins de 4 042 jours de missions qui ont été cumulés par le seul territoire mahorais pour un total de 180 réservistes. Et si on ne tient compte que de la période courant d'avril à juillet 2016, ce sont 3 421 jours pour 148 réservistes. Quant au profil des réservistes, c'est avant tout : 65 médecins (dont 22 généralistes, 18 gynécologues-obstétriciens et 11 urgentistes), 55 sages-femmes et 52 infirmiers.

Ceux-ci ont donc été tous mobilisés, non pas pour faire face à un événement sanitaire exceptionnel mais répondre à un déficit temporaire en personnels médicaux et paramédicaux "susceptible de mettre en danger" la continuité et la qualité des soins (lire ici et  articles abonnés). Les réservistes ont ainsi renforcé l'activité des urgences et de la maternité du CH de Mayotte à Mamoudzou, ainsi que celle des dispensaires qui dépendant à travers l'île de l'établissement entre autres pour des missions de rattrapage vaccinal. Les besoins urgents s'expliquent par : une situation sociale et sécuritaire "sensible" ; une "croissance importante" du nombre de naissances, passé de 6 814 en 2014 à 9 514 en 2016, soit la première maternité de France ; le caractère insulaire ; l'absence de ressources humaines soignantes sur place ; des "besoins massifs" au regard du contexte épidémiologique et social (précarité, afflux de migrants en provenance des Comores voisines...). Certes, "une partie de ces problématiques peut être rencontrée épisodiquement dans les autres départements ultramarins", reconnaît Santé publique France, mais "l'ampleur des difficultés et leur retentissement sur l'offre de soins est spécifique à [...] Mayotte".
 
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NDLR : affaire à suivre...
 

mission Mayotte

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