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Mayotte

Mayotte et paludisme

Primaquine à visée « altruiste » et paludisme à Plasmodium falciparum à Mayotte

Depuis 2015, l’Organisation mondiale de la santé (OMS), dans l’objectif d’élimination du paludisme, recommande le traitement systématique par une dose unique de primaquine de tous les patients atteints de paludisme à Plasmodium falciparum en même temps que le traitement par les composés à base d’artémisinine. Après avoir recommandé cette stratégie pour la Guyane, le HCSP propose qu’elle soit aussi appliquée à Mayotte. 

Il recommande que la primaquine soit prescrite à la dose de 0,25mg par kg, adaptée au poids chez l’enfant de plus d’un an ou de plus de 10kg. 

L’utilisation de la primaquine en monodose impose : 

  • un dépistage préalable systématique d’anémie, avec une utilisation différée quand le taux d’hémoglobine est inférieur à 8g/dL ;
  • un avis spécialisé pour une prescription différée quand le patient présente un déficit en G6PD connu ;
  • une information systématique des patients sur le risque de survenue d’une anémie hémolytique, ses symptômes et sur l’importance du suivi ;
  • une proposition de rendez-vous de consultations de suivi.

Il rappelle l’importance du maintien des mesures anti-vectorielles de lutte contre le paludisme à Mayotte et souligne l’intérêt d’une étude sur la prévalence des déficits en G6PD dans la population mahoraise.

Rapport complet en téléchargement :

Rapport haut conseil sante publique primaquine a vise e altruiste et paludisme a plasmodium falciparum a mayotte 04 2018rapport-haut-conseil-sante-publique-primaquine-a-vise-e-altruiste-et-paludisme-a-plasmodium-falciparum-a-mayotte-04-2018.pdf (920.51 Ko)

 

Mayotte

Zika moustique panneau

Mission Mayotte renfort C.H billet #1

La mission suit son cours à Mayotte. Nos contacts sur place ont tenu à vous diffuser quelques infos via l'ANARES. Les photos sont disponibles sur la galarie photos du site (adhérents). Voici sous forme de points la situation sur place cette semaine à Mamouzdou notamment : 

  • Activité soutenue au CH,
  • Les RS sur place bossent ++
  • Les réservistes sanitaires ont des conditions de logements particulières : Chambres dortoirs dans une villa, pas d'hôtel disponible
  • La situation sanitaire est précaire (pas de ramassage des ordures par ex)
  • Les Magasins à peine ravitaillés sont vidés en quelques heures
  • Les barrages sont semble-t-il levés mais la situation reste très précaire au niveau sécuritaire (pas pour nos RS !)
  • Ville sous tension. La Gendarmerie, l'armée et la police sont omni presents
  • Attente d'un afflux massif de malades vers le C.H dès la levée complète des barrages
  • Grosses files d'attente quotidienne devant l'entrée des urgences et des consultations
  • Pauvreté et misère ++ 
  • Seul département de France où l'on trouve encore la lèpre
  • Nombreux cas de leptospirose
  •  Hémorragie des personnels du C.H. Beaucoup de métropolitains démissionnent.
  • L'arrêté de mobilisation de la RS ne prévoit que 1 mois. Beaucoup pensent que ça va durer plus longtemps.

Photos de la mission à voir sur notre galerie ici

Info : Article qui résume la vie de locaux sur place, notamment les Mzungu (les blancs métropolitains) qui quittent Mayotte : à lire ici.

Mayotte

Hôpitaux de Mayotte en crise sanitaire suite aux conflits sociaux

Dans un communiqué, la communauté médicale du CHM tient à alerter la population et les autorités de « la situation extrêmement préoccupante que traverse l’établissement. »

« Malgré les efforts mis en œuvre au niveau de notre direction et de nos tutelles, la situation sociale actuelle paralyse nos activités. Nous comprenons les revendications : l’insécurité est une réalité mahoraise mais à cela, ne doit pas s’ajouter une insécurité sanitaire. Aujourd’hui nous constatons que :
– les patients n’accèdent pas ou très difficilement aux structures de soins publiques et privées
– les déplacements des véhicules de secours sont difficiles
– le personnel médical et paramédical ne peut plus rejoindre son lieu de travail, laissant les patients en grande difficulté
– l’approvisionnement en médicaments matériel médical, linge et nourriture est compromis
– certains secteurs manquent déjà de l’essentiel
– les échanges nécessaires entre le plateau technique de Mamoudzou et les structures périphériques sont difficiles voire impossibles
– l’accès à certains cabinets libéraux ne peut plus se faire.

On observe déjà l’admission de patients dans un état très dégradé. Les capacités d’accueil en réanimation sont une fois de plus saturées.

Le bloc opératoire ne peut fonctionner normalement faute de personnel.

Tous les services et cabinets médicaux sont impactés faute de moyens humains ou de patientèle qui ne peut honorer ses rendez-vous.

La population doit avoir accès à des soins de qualité quelque soit le climat social et l’ensemble des personnel doit pouvoir rejoindre son lieu de travail.

Sans mesures immédiates, afin de rétablir une activité aussi normale que possible, la communauté médicale craint une catastrophe sanitaire au niveau du département. Nous savons tous que nos moyens sont déjà limités et insuffisant en temps normal. Ils sont à l’heure actuelle dramatiquement compromis. »

Par ailleurs, le Centre Hospitalier de Mayotte nous informe que, « compte tenu du manque de personnels, la Maternité de M’Ramadoudou sera fermée à partir de demain matin et ce, jusqu’à nouvel ordre.
Les maternités de Kahani, Dzoumogné, Mamoudzou et Petite-Terre restent quant à elles ouvertes. »

Sources : Le Journal de Mayotte

Note Anares : La reserve sanitaire sera-t-elle demandée en renfort afin de faire face à l'afflux massif de patients à la levée des blocages ?

Quel avenir pour notre réserve sanitaire ??

La réserve sanitaire s'interroge sur son évolution à l'aune d'une présence quasi continue à Mayotte

Santé publique France réserve l'intégralité de la dernière édition de son Bulletin épidémiologique hebdomadaire (BEH, à télécharger ci-dessous), publié ce 31 octobre, à l'évaluation et à la prévention des risques sanitaires à Mayotte. À cette occasion, l'agence propose un focus sur les mobilisations de la réserve sanitaire dans cette île de l'océan Indien, posant "la question de l'évolution du cadre juridique et du cadre d'emploi de la réserve sanitaire, afin d'adapter au mieux la réserve et les réservistes aux nouveaux défis auxquels ils sont confrontés". En effet, arguent les auteurs, "un nouvel équilibre est à trouver" entre les missions de réponse à des situations sanitaires exceptionnelles, la raison fondatrice de la réserve il y a dix ans de cela, et celles d'appui à la régulation de l'offre comme c'est en l'occurrence davantage le cas à Mayotte. En 2015 déjà, les autorités sanitaires rappelaient que, si la réserve peut être désormais sollicitée en appui des établissements de santé et des ARS, même en métropole, elle n'est en aucune manière une agence d'intérim et se doit donc de rester réservée aux situations exceptionnelles (lire  article, abonnés).

En effet, entre juin et août 2014, puis avril et juillet 2016 et enfin mai et juillet derniers, ce sont pas moins de 4 042 jours de missions qui ont été cumulés par le seul territoire mahorais pour un total de 180 réservistes. Et si on ne tient compte que de la période courant d'avril à juillet 2016, ce sont 3 421 jours pour 148 réservistes. Quant au profil des réservistes, c'est avant tout : 65 médecins (dont 22 généralistes, 18 gynécologues-obstétriciens et 11 urgentistes), 55 sages-femmes et 52 infirmiers.

Ceux-ci ont donc été tous mobilisés, non pas pour faire face à un événement sanitaire exceptionnel mais répondre à un déficit temporaire en personnels médicaux et paramédicaux "susceptible de mettre en danger" la continuité et la qualité des soins (lire ici et  articles abonnés). Les réservistes ont ainsi renforcé l'activité des urgences et de la maternité du CH de Mayotte à Mamoudzou, ainsi que celle des dispensaires qui dépendant à travers l'île de l'établissement entre autres pour des missions de rattrapage vaccinal. Les besoins urgents s'expliquent par : une situation sociale et sécuritaire "sensible" ; une "croissance importante" du nombre de naissances, passé de 6 814 en 2014 à 9 514 en 2016, soit la première maternité de France ; le caractère insulaire ; l'absence de ressources humaines soignantes sur place ; des "besoins massifs" au regard du contexte épidémiologique et social (précarité, afflux de migrants en provenance des Comores voisines...). Certes, "une partie de ces problématiques peut être rencontrée épisodiquement dans les autres départements ultramarins", reconnaît Santé publique France, mais "l'ampleur des difficultés et leur retentissement sur l'offre de soins est spécifique à [...] Mayotte".
 
Téléchargez le BEH :
 
NDLR : affaire à suivre...
 

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