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Billets de anares

Alerte Guadeloupe !

Nouveau blog en ligne depuis la fin aout 2018, ALERTE GUADELOUPE ! a été crée par La Première, chaine outre-mer du groupe France TV.

Les contributeurs de cette plateforme vous informent sur les risques naturels qui pèsent sur l’archipel guadeloupéen et sur l’espace caribéen : ouragans, séismes, inondations, mouvements de terrain, éruption volcanique et tsunami.

" Faces à ces menaces, l’information est le premier bouclier. Il est mis à votre disposition par nos experts institutionnels, chercheurs, ingénieurs, mais aussi des personnes qui pépertuent le savoir vernaculaire."

Disponible ici : https://blog.francetvinfo.fr/alerteguadeloupe/

 

EBOLA : chambres d'isolations individuelles « CUBE »

Ebola en RDC : utilisées pour la première fois, des chambres d'isolations individuelles « CUBE » facilitent la réponse à l'épidémie

 

Cube ebola

Pour la première fois, l'ONG Alima a utilisé les chambres d'urgence biosécurisée, ou « CUBE », qu'elle a conçu dans le cadre d'une épidémie à virus Ebola. De retour de République Démocratique du Congo, son co concepteur Eric Barte de Saint Fare explqiue au « Quotidien » cette tente en plastique de moins de 10 m2 soutenue par des armatures extérieures en inox contribue à rendre la réponse internationale aux urgences sanitaires plus agile et mieux acceptées par les communautés locales.

Des soins invasifs sans entrer dans la chambre

« Jusqu’à présent, les centres de traitement reposaient sur le concept de zones strictement délimitées entre soignants et patients, explique Eric Barte de Saint Fare. L'accès et les actes médicaux invasifs nécessitent que le soignant s'équipe intégralement. Dans ces conditions, il est impossible d'assurer un suivi correct, avec une visite toutes les 4 heures, à moins de recruter tous les médecins de la zone ! »

Chaque CUBE dispose d'un lit, d'un set complet d'équipement de monitoring, d'un système de décontamination, de pousse-seringues, d'une oxygénothérapie complète et d'une climatisation. Le principal avantage technique du dispositif réside dans les 2 demi-combinaisons, intégrées aux parois transparentes. Grâce à elle, le soignant peut pratiquer des soins invasifs sans passer par une laborieuse phase d'équipement. Chaque semi-combinaison est flanquée de 2 paires de manchons étanches, afin de transmettre du matériel au soignant. Les concepteurs du CUBE ont favorisé des protocoles secs pour limiter les échanges de fluides : linges imprégnés de solution hydroalcoolique pour l'hygiène du patient, décontamination des surfaces sans solutions chlorées, etc.

 

Suite de l'article ici

Sources : lequotidiendumedecin.fr

 

Rapport annuel 2017 de Santé publique France

RÉTROSPECTIVE 2017 

 

Voici le rapport SPF 2017 complet : cliquer sur ce lien

 

La frise intéractive des activités de SPF dont la réserve sanitaire : cliquer sur ce lien

 

L'essentiel des chiffres des activités de SPF dont la réserve sanitaire : cliquer sur ce lien

Sante publique france logopg

Mayotte et paludisme

Primaquine à visée « altruiste » et paludisme à Plasmodium falciparum à Mayotte

Depuis 2015, l’Organisation mondiale de la santé (OMS), dans l’objectif d’élimination du paludisme, recommande le traitement systématique par une dose unique de primaquine de tous les patients atteints de paludisme à Plasmodium falciparum en même temps que le traitement par les composés à base d’artémisinine. Après avoir recommandé cette stratégie pour la Guyane, le HCSP propose qu’elle soit aussi appliquée à Mayotte. 

Il recommande que la primaquine soit prescrite à la dose de 0,25mg par kg, adaptée au poids chez l’enfant de plus d’un an ou de plus de 10kg. 

L’utilisation de la primaquine en monodose impose : 

  • un dépistage préalable systématique d’anémie, avec une utilisation différée quand le taux d’hémoglobine est inférieur à 8g/dL ;
  • un avis spécialisé pour une prescription différée quand le patient présente un déficit en G6PD connu ;
  • une information systématique des patients sur le risque de survenue d’une anémie hémolytique, ses symptômes et sur l’importance du suivi ;
  • une proposition de rendez-vous de consultations de suivi.

Il rappelle l’importance du maintien des mesures anti-vectorielles de lutte contre le paludisme à Mayotte et souligne l’intérêt d’une étude sur la prévalence des déficits en G6PD dans la population mahoraise.

Rapport complet en téléchargement :

Rapport haut conseil sante publique primaquine a vise e altruiste et paludisme a plasmodium falciparum a mayotte 04 2018rapport-haut-conseil-sante-publique-primaquine-a-vise-e-altruiste-et-paludisme-a-plasmodium-falciparum-a-mayotte-04-2018.pdf (920.51 Ko)

 

Mayotte

Zika moustique panneau

Mission Mayotte renfort C.H billet #1

La mission suit son cours à Mayotte. Nos contacts sur place ont tenu à vous diffuser quelques infos via l'ANARES. Les photos sont disponibles sur la galarie photos du site (adhérents). Voici sous forme de points la situation sur place cette semaine à Mamouzdou notamment : 

  • Activité soutenue au CH,
  • Les RS sur place bossent ++
  • Les réservistes sanitaires ont des conditions de logements particulières : Chambres dortoirs dans une villa, pas d'hôtel disponible
  • La situation sanitaire est précaire (pas de ramassage des ordures par ex)
  • Les Magasins à peine ravitaillés sont vidés en quelques heures
  • Les barrages sont semble-t-il levés mais la situation reste très précaire au niveau sécuritaire (pas pour nos RS !)
  • Ville sous tension. La Gendarmerie, l'armée et la police sont omni presents
  • Attente d'un afflux massif de malades vers le C.H dès la levée complète des barrages
  • Grosses files d'attente quotidienne devant l'entrée des urgences et des consultations
  • Pauvreté et misère ++ 
  • Seul département de France où l'on trouve encore la lèpre
  • Nombreux cas de leptospirose
  •  Hémorragie des personnels du C.H. Beaucoup de métropolitains démissionnent.
  • L'arrêté de mobilisation de la RS ne prévoit que 1 mois. Beaucoup pensent que ça va durer plus longtemps.

Photos de la mission à voir sur notre galerie ici

Info : Article qui résume la vie de locaux sur place, notamment les Mzungu (les blancs métropolitains) qui quittent Mayotte : à lire ici.

Mayotte

Dengue : 237 nouveaux cas en une semaine

L'épidémie de dengue continue de se propager. 237 cas supplémentaires ont été confirmés au cours de la semaine dernière (du 2 mars au 8 avril) portant à 992 le nombre total de cas autochtones signalés en 2018.

Zika moustique panneau

Les semaines défilent et force est de constater que le plan de bataille mis en place par les autorités sanitaires ne stoppe pas la circulation du virus de la dengue dans l’île.

Pour preuve, au cours de la semaine dernière (du 2 au 8 avril), 237 nouveaux cas de dengue ont été confirmés. Ce qui porte à 992 le nombre total de cas autochtones signalés depuis le début de l’année.

Les cas signalés résident principalement :

• Dans l’ouest
• Saint-Paul : Gare routière et Etang (53 cas), Bois de Nèfles et La Plaine (47 cas), Saint-Gilles-les-Bains (16 cas), Saint-Gilles-les-Hauts (12 cas), La Saline (8 cas)
• La Possession (7 cas),
• Le Port (20 cas),
• Saint-Leu (6 cas)
• Dans le sud
• Saint-Pierre (19 cas),
• Ravine des Cabris et Bois d’Olives (26 cas)

Le virus s’installe au Port

C’est dans la ville du Port que la progression du virus est le plus spectaculaire. En une seule semaine, le nombre de malades a été multiplié par 6.
Dans d’autres communes, des cas isolés ont également été mis en évidence, y compris dans le nord.

Les consultations aux urgences ainsi que les hospitalisations sont en augmentation : 30 hospitalisations en 2018 contre 12 en 2017.

 

Sources : La première, La Réunion.

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NDANARES : La RS sera-t-elle envoyée en renfort si la situation empire ?

 

Colloque "Santé des migrants : enjeux éthiques, politiques et de société"

Vendredi 6 avril 2018
9h – 18h

ASIEM
6, rue Lapparent
75007 Paris

« Santé des migrants : enjeux éthiques,
politiques et de société »


Il n’existe aucune difficulté insurmontable dans une prise en charge honorable et digne des migrants.
 
« Le Comité consultatif national d’éthique, en abordant la question de la santé des migrants, n’a pas souhaité prendre part dans la dimension politique de a question. En revanche, il fait le constat d’une situation complexe pour laquelle les solutions mises en œuvre par l’ensemble des acteurs publics ne sont pas à la hauteur des enjeux d’aujourd’hui et de demain. Le CCNE estime, en l’état actuel des données, qu’il n’existe aucune difficulté insurmontable dans une prise en charge honorable et digne des migrants. Encore faudrait-il rendre crédible en la matière un discours de vérité d’abord, de confiance et d’encouragement ensuite, corollaire d’une meilleure adaptation des instruments publics. Le CCNE affirme clairement que, s’agissant des migrants, comme de toute personne en détresse, la santé, au sens de la définition que donne l’OMS, ne doit en aucun cas pouvoir être instrumentalisée, notamment en maintenant de mauvaises conditions sanitaires comme outil de refoulement. En choisissant de donner une priorité au respect de la dignité des personnes, le CCNE rappelle l’exigence éthique de la solidarité qui s’exprime dans la fraternité, notamment avec les personnes. » Avis n° 127 du Comité consultatif national d’éthique « Santé des migrantes et exigence éthique »
16 octobre 2017 (extrait)
 
Pourquoi des personnes, parce qu’elles sont migrantes, n’ont pas accès aux soins, ou alors doivent-elles affronter de nombreux obstacles pour en bénéficier ? Questions soulevées en termes d’éthique, de responsabilité et de choix socio-politiques.
Ce colloque se fixe quelques objectifs pragmatiques. Provoquer le débat public, sortir des cercles scientifiques et humanitaires convaincus, toucher les sphères politiques et publiques à propos des enjeux de l’accès aux soins des personnes migrantes en France. Distinguer le scientifique du politique (même si l’on peut penser qu’ils sont intrinsèquement liés). Mobiliser des intervenants de terrain et des décideurs. Faire intervenir des responsables en charge de ces enjeux humains et sociétaux afin qu’ils présentent une réflexion indispensable et présentent des recommandations et des perspectives d’action.
 
Colloque organisé par :
Centre d’économie de Paris Nord, Université Paris 13
EHESP (Ecole des hautes études en santé publique)
Espace éthique de la région Ile-­‐de-­‐France
Médecins du Monde
Magazine de l’INPH (Intersyndical national de praticiens hospitaliers)
 
 

Situation critique au Centre Hospitalier de Mayotte

Manque de médicaments et d’oxygène, arrêt des évacuations sanitaires, difficultés d’intervention du Samu avec les barrages : le centre hospitalier de Mayotte tire la sonnette d’alarme, alors que la grève générale a progressivement paralysé l’île, depuis le 20 février.

«La situation est critique d’un certain point de vue», affirme Philippe Durasnel, le vice-président de la commission médicale d’établissement au centre hospitalier de Mayotte (CHM). La grève générale, et les nombreux barrages qui l’accompagnent, ont une incidence notable sur le fonctionnement du CHM. «L’hôpital est déjà en rupture de stock sur certains médicaments essentiels, notamment certains antibiotiques», détaille le médecin. Un temps, «on n’avait plus de tenues, des problèmes de draps, plus de couches-culottes pour les enfants hospitalisés en pédiatrie». Il y a «des problèmes d’approvisionnement en oxygène» sur certains centres de référence de l'hôpital, hors Mamoudzou.

EVACUATIONS SANITAIRES STOPPÉES

«C’est une situation qui est déjà arrivée à plusieurs reprises», rappelle la directrice de l’établissement, Catherine Barbezieux. L’équivalent de trois mois de stocks existe bien sur l’île, mais l’essentiel se trouve au port de Longoni, inaccessible en raison des points de blocage routier. «Tous les matins, il y a une cellule de crise», informe la directrice du CHM. «On est en très grande tension mais pour l’instant, on a toujours réussi à ne pas tomber en rupture», soulignet- elle, ce mercredi. L’insularité fait qu’on «n’a pas la possibilité de demander de l’aide à qui que ce soit, en dehors de la voie aérienne […] On est vraiment très fragile». D’autant que les barges fonctionnent au ralenti. Dans ce contexte, les évacuations sanitaires ont été stoppées, dès la troisième semaine du mouvement social. En cas d’extrême urgence, le dispositif serait réactivé pour un patient.

Côté barrages, les organisateurs de la grève générale ont donné l’ordre de laisser passer les secouristes. «Quand les points de contrôle sont non contrôlés sur des points de blocage qui sont sauvages, les véhicules [de secours] ne passent pas. Le Samu a été à plusieurs reprises bloqué. Il y a des barrages où les gens vérifient l’identité des gens transportés dans l’ambulance. Si quelqu’un n’est pas de nationalité française, il est refoulé. Les équipages ont été pris à partie sur certains barrages. On craint pour l’intégrité physique de certains de nos personnels», déplore Philippe Durasnel.

SECOURS RALENTIS SUR DES URGENCES

«Il y a eu depuis le début [de la grève générale] deux décès d’enfants, de près ou de loin en rapport avec la situation», ajoute-t-il. Le premier, «pour des problèmes respiratoires, qui est mort à domicile. Les parents n’avaient jamais fait appel au Samu. [Ils] nous ont expliqué avoir essayé d’aller au dispensaire et ne pas avoir pu […] à cause des barrages. Il y a un autre enfant qui est décédé à domicile, qu’on n’aurait pas pu aller chercher parce que le chemin était bloqué. Il était décédé au moment de l’appel des parents. » Un responsable des pompiers confirme de son côté le décès d'un nourrisson de deux mois, en début de semaine à Koungou. Les soldats du feu ont été ralentis dans leur intervention par un barrage, sans que l'on puisse faire de lien entre la mort de l'enfant et cet élément.

La directrice, Catherine Barbezieux, rappelle en parallèle qu’en cas d’urgence vitale, « le Samu n’est pas paralysé. Il y a aussi la possibilité de faire appel à l’hélicoptère de la gendarmerie. C’est arrivé à plusieurs reprises », mais ce dernier ne peut pas voler de nuit. Par ailleurs, « environ 200 agents par jour » ne peuvent pas rejoindre leur poste au centre hospitalier, du fait des barricades dressées sur les axes. D’autres personnels « se lèvent à 3h du matin ou marchent pendant une, deux ou trois heures pour rejoindre leur poste », salue la directrice. « On a mis en place des navettes maritimes. On va chercher certains personnels avec des bateaux. On ne peut le faire qu’au nord ». Les agents peuvent aussi se rendre dans un centre de référence du CHM plus proche de chez eux. Des logements ont été réquisitionnés pour certains. Par ailleurs, il a été constaté une affluence conséquente au centre hospitalier de Mayotte à l’issue des précédents mouvements sociaux. « Les problèmes nous arrivent après. On s’attend à être débordés », anticipe Philippe Durasnel. « On est en train de faire appel à la réserve sanitaire pour venir épauler les équipes », annonce Catherine Barbezieux.

Côté pompiers, "il y a eu quelques difficultés à deux ou trois reprises" à hauteur des barrages, indique un responsable. "On a de grosses difficultés pour mettre le personnel de garde dans les casernes [...] Les gens ne nous laissent pas forcément passer en civil [...] Les agents sont contraints de faire [des gardes] de 24, 36 ou 48 heures" pour assurer le fonctionnement du centre de traitement des appels et des cinq casernes.

Ces dernières nécessitent la présence de 5 à 16 pompiers en permanence.

«ON EST DES TRAÎTRESSES, ON DONNE NAISSANCE À DE FUTURS DÉLINQUANTS»

« Depuis le début de la grève, on a beaucoup d’accouchements à domicile (…) On a même eu une femme qui a accouché dans un centre de consultation périphérique, ce qui n’est évidemment pas adéquat », témoigne Mélanie*, sage-femme au centre hospitalier de Mayotte. « Une femme avec de gros antécédents, qui aurait dû accoucher sous supervision médicale, a dû donner naissance dans l’ambulance en raison des rotations difficiles qui prennent beaucoup plus de temps, avec seulement une sage-femme pour l’accompagner. L’enfant est né en état de mort apparente et, heureusement, a pu être réanimé », poursuit-elle encore. Pour le personnel aussi, la situation est extrêmement épuisante et déstabilise complètement l’organisation du CHM : le week-end dernier, les chambres ont été triplées en raison de l’impossibilité du transfert des patientes vers des maternités périphériques ; tous les jours, des sages-femmes sont obligées de passer les barrages à pied, d’autres partent plus tôt pour être sûres d’avoir une barge, certaines changent de poste selon les besoins – « Aujourd’hui, je suis auxiliaire de puériculture et aide-soignante », explique encore Mélanie. « On a des difficultés à passer les barrages car on est des traîtresses, on donne naissance à de futurs délinquants », déplore-telle. « Ca va être le chaos quand on va reprendre, il n’y a pas eu de suivi de nombreuses patientes, pas d’échographie non plus… ».

*le prénom a été changé

Sources : Mayotte Hebdo

 

Note ANARES : La sortie de crise sera longue et difficile pour le CHM et les centres de santé de l'île. La reserve sanitaire sera-t-elle envoyée en renfort ?

INFOS DGS // ÉPIDÉMIE DE ROUGEOLE EN COURS

INFOS // ÉPIDÉMIE DE ROUGEOLE EN COURS
INSUFFISANCE DE LA COUVERTURE VACCINALE EN FRANCE

‼️⚠️
Voici une info de mise en garde de la DGS envoyé le 15/03/2018.


Des questions se posent :
Une campagne de vaccination serait-elle prochainement organisée en métropole ?
LA RÉSERVE SANITAIRE AURA-T-ELLE UN RÔLE ?
L’avenir nous le dira.

Affaire à suivre.

 

Sources :

From: dgs-urgent@dgs-urgent.sante.gouv.fr
Date: 14 March 2018 at 14:54:13 CET
Subject: [DGS-URGENT] 2018-REC-03 Recommandations concernant l’épidémie de rougeole

Au 12 mars 2018, 913 cas ont été déclarés depuis le 6 novembre 2017, confirmant le début d’une épidémie en France. L’augmentation rapide du nombre de cas observée depuis les trois dernières semaines (environ 300 cas) fait craindre une épidémie d’ampleur importante.

La proportion de cas de rougeole chez les personnes non ou insuffisamment vaccinées nées après 1980 reste très importante (87%) et reflète l’insuffisance de la couverture vaccinale contre la rougeole en France. Dans ce contexte, nous vous rappelons l’importance de la vérification systématique du statut vaccinal vis-à-vis de la rougeole de toute personne née après 1980 et particulièrement les enfants de 1 à 4 ans, les adolescents, les jeunes parents et les femmes en âge de procréer.

Tout cas de rougeole doit être signalé immédiatement sans attendre les résultats biologiques par tout moyen approprié (téléphone, télécopie…) à votre ARS. Les contacts non ou insuffisamment vaccinés de ces cas doivent pouvoir bénéficier très rapidement des mesures de prévention.

Devant tout patient suspecté de rougeole (présentant une éruption cutanée fébrile caractéristique) la mise en œuvre des mesures barrières suivantes est nécessaire :

- assurer, dans la mesure du possible, la prise en charge du patient à domicile ;

- privilégier les prélèvements biologiques à domicile s’ils étaient nécessaires ;

- isoler le patient, lui faire laver les mains et porter un masque chirurgical ;

- assurer la protection individuelle du professionnel de santé par des mesures de protection de type « air » ;

- rappeler à l’entourage du patient les règles d’hygiène (solutions hydro-alcooliques) ;

- recommander l’éviction de la collectivité jusqu’à 5 jours après le début de l’éruption ;

- aérer les zones de présence du patient car la transmission aérienne du virus reste possible jusqu’à 2 heures dans un espace clos après son départ.

 

Consulter l’aide-mémoire sur les recommandations vaccinales et sur les mesures préventives autour d’un cas de rougeole : http://solidarites-sante.gouv.fr/IMG/pdf/aide-memoire_vaccination_rougeole_2018.pdf

Plus d'informations sur : http://www.solidarites-sante.gouv.fr/rougeole-professionnels-de-sante

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Source : DGS / Mission de l'information et de la communication / Sous-direction Veille et sécurité sanitaires (VSS)

 

 

Hôpitaux de Mayotte en crise sanitaire suite aux conflits sociaux

Dans un communiqué, la communauté médicale du CHM tient à alerter la population et les autorités de « la situation extrêmement préoccupante que traverse l’établissement. »

« Malgré les efforts mis en œuvre au niveau de notre direction et de nos tutelles, la situation sociale actuelle paralyse nos activités. Nous comprenons les revendications : l’insécurité est une réalité mahoraise mais à cela, ne doit pas s’ajouter une insécurité sanitaire. Aujourd’hui nous constatons que :
– les patients n’accèdent pas ou très difficilement aux structures de soins publiques et privées
– les déplacements des véhicules de secours sont difficiles
– le personnel médical et paramédical ne peut plus rejoindre son lieu de travail, laissant les patients en grande difficulté
– l’approvisionnement en médicaments matériel médical, linge et nourriture est compromis
– certains secteurs manquent déjà de l’essentiel
– les échanges nécessaires entre le plateau technique de Mamoudzou et les structures périphériques sont difficiles voire impossibles
– l’accès à certains cabinets libéraux ne peut plus se faire.

On observe déjà l’admission de patients dans un état très dégradé. Les capacités d’accueil en réanimation sont une fois de plus saturées.

Le bloc opératoire ne peut fonctionner normalement faute de personnel.

Tous les services et cabinets médicaux sont impactés faute de moyens humains ou de patientèle qui ne peut honorer ses rendez-vous.

La population doit avoir accès à des soins de qualité quelque soit le climat social et l’ensemble des personnel doit pouvoir rejoindre son lieu de travail.

Sans mesures immédiates, afin de rétablir une activité aussi normale que possible, la communauté médicale craint une catastrophe sanitaire au niveau du département. Nous savons tous que nos moyens sont déjà limités et insuffisant en temps normal. Ils sont à l’heure actuelle dramatiquement compromis. »

Par ailleurs, le Centre Hospitalier de Mayotte nous informe que, « compte tenu du manque de personnels, la Maternité de M’Ramadoudou sera fermée à partir de demain matin et ce, jusqu’à nouvel ordre.
Les maternités de Kahani, Dzoumogné, Mamoudzou et Petite-Terre restent quant à elles ouvertes. »

Sources : Le Journal de Mayotte

Note Anares : La reserve sanitaire sera-t-elle demandée en renfort afin de faire face à l'afflux massif de patients à la levée des blocages ?

Reportage TV "MALARIA BUSINESS"

"Malaria Business" un reportage qui sera diffusé sur France Ô le 29 novembre prochain. 

Quand l’industrie pharmaceutique tue. 

 

 

TEASER Malaria Business from Zistoires on Vimeo.

Quel avenir pour notre réserve sanitaire ??

La réserve sanitaire s'interroge sur son évolution à l'aune d'une présence quasi continue à Mayotte

Santé publique France réserve l'intégralité de la dernière édition de son Bulletin épidémiologique hebdomadaire (BEH, à télécharger ci-dessous), publié ce 31 octobre, à l'évaluation et à la prévention des risques sanitaires à Mayotte. À cette occasion, l'agence propose un focus sur les mobilisations de la réserve sanitaire dans cette île de l'océan Indien, posant "la question de l'évolution du cadre juridique et du cadre d'emploi de la réserve sanitaire, afin d'adapter au mieux la réserve et les réservistes aux nouveaux défis auxquels ils sont confrontés". En effet, arguent les auteurs, "un nouvel équilibre est à trouver" entre les missions de réponse à des situations sanitaires exceptionnelles, la raison fondatrice de la réserve il y a dix ans de cela, et celles d'appui à la régulation de l'offre comme c'est en l'occurrence davantage le cas à Mayotte. En 2015 déjà, les autorités sanitaires rappelaient que, si la réserve peut être désormais sollicitée en appui des établissements de santé et des ARS, même en métropole, elle n'est en aucune manière une agence d'intérim et se doit donc de rester réservée aux situations exceptionnelles (lire  article, abonnés).

En effet, entre juin et août 2014, puis avril et juillet 2016 et enfin mai et juillet derniers, ce sont pas moins de 4 042 jours de missions qui ont été cumulés par le seul territoire mahorais pour un total de 180 réservistes. Et si on ne tient compte que de la période courant d'avril à juillet 2016, ce sont 3 421 jours pour 148 réservistes. Quant au profil des réservistes, c'est avant tout : 65 médecins (dont 22 généralistes, 18 gynécologues-obstétriciens et 11 urgentistes), 55 sages-femmes et 52 infirmiers.

Ceux-ci ont donc été tous mobilisés, non pas pour faire face à un événement sanitaire exceptionnel mais répondre à un déficit temporaire en personnels médicaux et paramédicaux "susceptible de mettre en danger" la continuité et la qualité des soins (lire ici et  articles abonnés). Les réservistes ont ainsi renforcé l'activité des urgences et de la maternité du CH de Mayotte à Mamoudzou, ainsi que celle des dispensaires qui dépendant à travers l'île de l'établissement entre autres pour des missions de rattrapage vaccinal. Les besoins urgents s'expliquent par : une situation sociale et sécuritaire "sensible" ; une "croissance importante" du nombre de naissances, passé de 6 814 en 2014 à 9 514 en 2016, soit la première maternité de France ; le caractère insulaire ; l'absence de ressources humaines soignantes sur place ; des "besoins massifs" au regard du contexte épidémiologique et social (précarité, afflux de migrants en provenance des Comores voisines...). Certes, "une partie de ces problématiques peut être rencontrée épisodiquement dans les autres départements ultramarins", reconnaît Santé publique France, mais "l'ampleur des difficultés et leur retentissement sur l'offre de soins est spécifique à [...] Mayotte".
 
Téléchargez le BEH :
 
NDLR : affaire à suivre...
 

Soirée RETEX ANARES / IRMA

24 NOVEMBRE 2017

18h-21h, entrée gratuite sur inscription ici.

Accueil dès 17h30.

PROGRAMME :

  • RETEX MISSION IRMA #1 SAINT MARTIN
    • J. PANNETIER, JP. SOMMEREISEN, M. COUDREUSE
  • RETEX RELEVE SAINT MARTIN
    • S. BELZ HERICOURT, C. LE FLOCH
  • RETEX MISSION SAINT BARTHELEMY
    • C. VANBESEIN
  • RETEX MISSIONS LOGISTIQUE ANTILLES
    • M. ZIMMERMAN, E. MEURVILLE
  • ADAPTATION DES CUMP AUX NOUVEAUX RISQUES ET PHENOMENES METEOROLOGIQUES + RETEX MISSIONS CUMP IRMA
    • D. MESLIER
  • ARCHITECTES DE L’URGENCE : PRESENTATION ET MISSIONS
    • P. COULOMBEL
  • ROLES DU COORDINATEUR, EXEMPLES DE 2 MISSIONS IRMA
    • A-C. SUDRE

Affiche soiree retex anares 2018

Madagascar - zone d’endémie pour la peste

Message de la DGS

Madagascar est une zone d’endémie pour la peste. Des épidémies surviennent chaque année. L’épidémie qui sévit actuellement diffère des précédentes saisons pesteuses du fait d’un nombre élevé de cas avec une proportion importante de cas de peste pulmonaire et d’une distribution géographique inhabituelle avec l’atteinte de villes à forte densité de population et de zones côtières potentiellement touristiques.

Au 20 octobre 2017, 1297 cas de peste dont 102 décès ont été rapportés (taux de létalité de 7,9%). 846 cas sont des cas de peste pulmonaire (soit 65,2% des cas).

A ce stade, le risque d’importation d’un cas de peste pulmonaire sur le territoire national depuis Madagascar reste faible, tant pour Mayotte et La Réunion que pour la métropole. 

Lors des épidémies précédentes, aucun cas importé dans un pays tiers n’a été décrit.

 

Oms peste madagascar
Vous pourrez avoir à conseiller vos patients souhaitant se rendre à Madagascar. 

Vous trouverez tous les conseils sur le site de Santé publique France : http://invs.santepubliquefrance.fr/Dossiers-thematiques/Maladies-infectieuses/Zoonoses/Peste/Epidemie-de-peste-a-Madagascar-Ce-qu-il-faut-savoir 

Vous pourrez leur conseiller également de consulter le site de France Diplomatie : http://www.diplomatie.gouv.fr/fr/conseils-aux-voyageurs/conseils-par-pays/madagascar/ 

Et du Ministère des Solidarités et de la Santé : http://solidarites-sante.gouv.fr/epidemie-de-peste-a-madagascar

 

Enseignements universitaires 2017/2018 - UPEC

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INFOS FORMATIONS :
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Enseignements universitaires 2017/2018 - UPEC

  • DU d’expertise dans la gestion des interventions d’urgence sanitaire
  • Capacité de médecine de catastrophe
  • Diplôme d’oxyologie paramédicale
  • DIU de régulation médicale dans un CRRA

 

Contact : 

Secrétariat

SAMU 94 / SMUR H.Mondor

Hôpitaux Universitaires Henri Mondor

51, avenue du Maréchal de Lattre de Tassigny

94010 CRETEIL CEDEX

secretariat.samu94@aphp.fr

Fax :    01 45 17 95 30

Assistante : 01 45 17 95 29

 

Cata 2017 2018cata-2017-2018.pdf (296.96 Ko)

Expertise 2017 18expertise-2017-18.pdf (126.85 Ko)

Oxyologie 2017 18oxyologie-2017-18.pdf (107.16 Ko)

Regulation 2017 18regulation-2017-18.pdf (116.34 Ko)

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- Quelle indemnisation pour les réservites sanitaires ?

 

Des QUESTIONS sur la réserve sanitaire ?

 

contact@association-nationale-reserve-sanitaire.org

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